Voici enfin une recette de mon papa.  ;-) 

Chez nous (enfin, quand j'habitais avec mes parents) ce plat a longtemps été le plat traditionnel de nos réunions de famille et même pour certains réveillons de Noël.  Il faut dire que mes grands-parents étaient partis vivre au Congo belge et que mon papa est né et a passé sa jeunesse la-bas.

Un jour mon papa en a eu marre du ciel gris de la Belgique et avec ma maman il est parti s'installer dans le sud de la France parce que le soleil lui manquait trop.


Voici sa version de la moambe :
 

Pour 4 personnes:

Le plat principal :
Faire revenir 1 oignon émincé dans 2cas d'huile de palme*,réserver l'oignon.
Remettre 3 cas d'huile de palme* dans la poele, y faire blondir les morceaux découpés de poulet ( PS plus la poule ou le poulet ont une viande ferme, mieux c'est).
Transvaser les morceaux dans une cocotte à fonds épais. Ajouter les oignons réservés, couvrir complètement de sauce de noix de palme qe l'on trouve en grandes surface sous le nom de moambe*. Si possible choisir de la moambe affricaine plutôt que indonésienne ou asiatique.
Faire mijoter a feu très doux le + longtemps possible (2heures). Il est bon que la viande s'imprègne de la moambe.
Maintenir la cocotte au chaud, corriger l'assaisonnement en sel et poivre. Si on ne craint pas le pilipili, ajouter 2 cac de la sauce pilipili, mais c'est à déconseiller avec des enfants.

Pendant ce temps préparer le sakasaka* (feuilles de manioc).
Faire revenir 1 ail haché dans 1cas d'huile de palme, ajouter la boite de sakasaka* , sel poivre, amener à ébullition.

La sauce pilipili :
3 ou 4 pièces de pilipili pilées ou 2 cac en poudre à diluer dans 5 cas d'huile de palme* et laisser à petit bouillonnements 10 min, servir en saucière préchauffée.

Servir avec un riz à la créole et 3 bananes (coupées en 2 dans le sens de la longueur, poêlée dans 1 cas d'huile de palme).
Accompagner de bierre.

Paul.

Un jour, mon papa a arrêté de préparer des moambes parce qu'il était déçu car les poulets (ou poules) tombaient en miettes à force de mijoter.  Il n'arrêtait pas de dire "tu comprends, en Afrique, on avait des vieilles poules qui avaient beaucoup courru et qui avait une chair coriace, ... "
Alors la dernière fois qu'il est venu nous dire bonjour, il est reparti avec une vieille poule de ma voisine dans ses valises, c'était un homme heureux ;-)

J'aimais bien quand on faisait une moambe ...  Mais je ne saurais plus dire ce qui me plaisait le plus : la moambe ou l'ambiance.  On était tous ensemble réunis dans une ambiance conviale, on invitait des amis, on avait droit à quelques bonnes vieilles histoires de la-bas.

Mon papa faisait cuire des bananes pour nous mais il n'en mange plus depuis qu'il a quitté l'Afrique, il trouve que celles d'ici non vraiment rien de comparables avec les vraies bananes de la-bas.

Le plat principal
n'est pas trop épicé et ceux qui souhaitent une assiette plus relevée se servent de la sauce au pilipili présentée dans la saucière.

En général, mon papa cuisine assez gras, vous pouvez sans doute réaliser cette recette avec un peu moins d'huile de palme.

* huile de palme, moambe et sakasaka ( = légume vert au gout proche des épinards) se trouvent tous en boites en grandes surfaces, en bas du rayon exotique (en tout cas au delhaize et moi, je n'ai jamais vu de moambe en boite autre que l'africaine)

A part ca, je petit Jojo a enfin enlevé son plâtre : Après 1 mois de plâtre, il était heureux de revoir son pied, sa jambe, de pouvoir courrir partout, grimper sur tout et pouvoir barboter dans l'eau du bain.
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